... On y danse, on y danse...
C'est sur ce petit air de comptine que nous prenons la route ce matin pour y retrouver le palais des papes et le pont enchanteur.
Après une heure de trajet, nous nous arrêtons à Villeneuve Lez Avignon.
Sur la rive gauche du Rhône, siège la tour Philippe le Bel.
Cet imposant donjon est le seul vestige d'une forteresse construite au XIIIè siècle sur ordre du Roi de France, Philippe le Bel, pour contrôler l'accès au Pont d'Avignon.
Du haut de cette tour, nous avons la vue sur notre future destination : Avignon, ses remparts, son palais et son célèbre pont.
Mais avant de trouver ce qui nous fait danser, nous allons au palais des papes.
De l'esplanade, nous trouvons des façades magnifiques et une sculpture originale.
Mais où suis-je? Indice : je suis haute comme trois pommes et porte un gilet orange .
Comme nous sommes très doués en histoire, nous avons récupéré du site "palais-des-papes" la présentation suivante. Pour illustrer ce que nous avons su photographier.
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Le Palais des Papes est le symbole du rayonnement de l’église sur l’Occident Chrétien au XIVème siècle.
Edifié à partir de 1335, en moins de vingt années, il est l’œuvre principalement de deux papes bâtisseurs, Benoît XII et son successeur Clément VI.
DEUX PAPES BATISSEURS
Du palais épiscopal qu’occupa Jean XXII sur le rocher des Doms, ne demeure que le plan.
Les travaux du "palais vieux" de Benoît XII commencèrent en 1335 par la construction à l'extérieur du palais d'un donjon, "la Tour des Anges", que l'on flanqua d'appartements privés et protégea d'un rempart, puis celle de la Grande Chapelle, parallèle à la Cathédrale Notre-Dame des Doms.
De 1338 à 1342, on démolit et rebâtit les différentes ailes de l'ancien palais épiscopal autour d'un cloître flanqué de deux tours puissantes, donnant à ce palais l'allure d'une austère et puissante forteresse.
Après la construction en 1342 de la Tour de la Garde-Robe, contre la face méridionale de la Tour des Anges, Clément VI entreprit en 1344 "l'Opus Novum" par la salle de la Grande Audience, surmontée de la Grande Chapelle.
L'édification de l'aile des Grands Dignitaires, en retour d'équerre, permit de délimiter une vaste et imposante Cour d'Honneur. Le souci de défense se fait moins visible, les façades en sont plus élégantes. A l'intérieur, les croisées d'ogive abondent et permettent l'apparition de beaux décors sculptés.
Dès 1343, Matteo Giovanetti, originaire de Viterbe, dirige d'importantes équipes de peintres venus de toute l'Europe. Clément VI, après la décoration de la Tour de la Garde-Robe (Chambre du Cerf) lui confie celles du Palais Vieux : chapelles Saint-Martial et Saint-Jean. En 1352, Matteo Giovanetti entreprend les décors de la Grande Audience. Les fresques encore conservées constituent un ensemble exceptionnel et témoignent de la haute qualité artistique de la première école d'Avignon.
Après le départ des Papes, la Ville-Etat d'Avignon et le Comtat Venaissin demeurèrent propriété du Saint-Siège et le Palais servit de résidence à des légats, puis à des vice-légats italiens jusqu'à la réunion de ces territoires à la France en 1791, pendant la Révolution. Pillé en ces temps troublés, il fut ensuite utilisé comme caserne jusqu'en 1906.
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Nous entrons par la cour d'honneur.
Par la fenêtre de l'Indulgence,
située au dessus du palier de
la Grande Audience, le pape donnait
sa triple bénédiction.
Après avoir traversé le consistoire, nous arrivons dans le cloître Benoît XII.
Nous pénétrons ensuite dans le grand Tinel.
La vaste salle du Grand Tinel forme l'étage de l'aile du Consistoire.
Le terme de "tinel" est employé en Italie et dans le midi de la France pour désigner les salles à manger, ou les réfectoires. "Tinellum", vient du bas latin "tina", qui veut dire tonneau.
C'est ici que se déroulent les banquets organisés les jours de fêtes, en particulier lors de la nomination des cardinaux ou du couronnement d'un pape. Les jours maigres ou ordinaires, le pape est servi dans le Petit Tinel.
Puis un détour par les remparts pour retrouver la terrasse des grands dignitaires. Nous y avons une vue dégagée sur la ville.
La visite se poursuit dans les sacristies nord et sud pour terminer dans la grande audience.
Après une pause déjeuner, nous allons enfin reprendre notre chanson. Et voici le fameux pont.
Dont on y aperçoit le palais des papes.